Étrangement, je n'ai appris que la semaine dernière l'état de quasi-légume dans lequel Nate Dogg était plongé depuis quelques années déjà. Nate Dogg: l'un des héros de mon adolescence, la plus belle voix du rap californien, celui dont la présence au refrain transformait un bon rap en hit instantané, celui qui sentait la weed rien que sur la photo. RIP, canaille.
Latin vibes sur la Face A, Wu-Tang détourné sur la B.
1. Lucho Bermudez y Su Orquestra – Fiesta de Negritos 2. El Gran Romancito y El Super Combo Curro – Honolulu (extraits de la compilation Cartagena!) Sortie chez Soundway ce mois-ci) 3. Afrosound – Dog, Cat (compilation The Afro Sound of Colombie 2010) 4. Fruko y Sus Tesos – Improvisando (Colombia ! The Golden Years of Disco Fuentes 2007) 5. El Grand Fellove – Rapido Cha Cha Cha 6. El Grand Fellove – Te Quiero Corazon (extraits de Mango Mangüé) Retrospective de ce latin crooner sortie en 2010 par Vampisoul. 7. Kenny Dorham – Afrodisia 8. Kenny Dorham – Basheer’s Dream (extraits de la tuerie Afro-Cuban 1955) L’âge d’or de Blue Note, tu peux pas test’. Featuring Jay-Jay Johnson, Hank Mobley, Horace Silver, Art Blakey… Boo-yah !!! 9. S.Mos feat. Grand Master Flash & Kenny Dorham – Basheer’s Dream (Hip Hop And Jazz Mixed Up 2010) 10. Wu Tang vs The Beatles – Cutting It Up 11. Wu Tang vs The Beatles – Run 12. Wu Tang vs The Beatles – C.R.E.A.M. (extraits du mash-up Enter the Magical Mystery Chambers 2010) Disponible sur interfesse. 13. Wu Tang X The Budos Band – Deadly Sins 14. Wu Tang X The Budos Band – Killa Bees Live (extraits du mash-up The Wudos Band 2010) Idem. 15. Down Town Bogghie Woggie Band – Life (VA Dusty Fingers vol. 17 2010)
On démarre l'année 2011 comme on a terminé 2010: avec un mix "homogène", comme dirait l'autre. Ici du hip-hop, instrumental ou pas, et qui fait la part belle aux nineties, ça n'est pas une surprise.
1. DJ Krush – Bypath 3 (Meiso 1996) 2. Large Professor – For My People (The LP 1996) 3. The Roots – Right On (How I Got Over 2010) 4. Attica Blues – Sketch (VA Headz II 1996) 5. Prefuse 73 – Black List (Vocal Studies + Uprock Narratives 2001) 6. Prince Paul – Outroduction to Diagnosis Psychosis (Psychoanalysis What Is It? 1997) 7. DJ Cam – Brooklyn 1,2 (The Beat Assassinated 1998) 8. UNKLE – Lonely Soul (Psyence Fiction 1998) 9. Rae & Christian – Catch a Rude Awakening (Northern Sulfuric Soul 1998) 10. Portishead– It Could be Sweet (Dummy 1994) 11. Black Moon – Slave (Enta da Stage 1993) 12. Mystic – Ok… Alright (VA Rules of the Game 1998) 13. Dust Brothers – The Groomsman (VA Headz II 1996) 14. OGC – Emergency Broadcast System (Da Storm 1996)
Un come back fracassé avec des poètes du meilleur cru, t'entends? Retour à l'âge (mental) adolescent avec une heure de rap californien.
Above The Law – Livin’ Like Hustlers (Livin’ Like Hustlers 1990) Ghetto Boys – My Mind is Playing Tricks on Me (We Can’t be Stopped 1991) DJ Quik – Born and Raised in Compton (Quik is the Name 1991) NWA – Dope Man (NWA and the Posse 1987) West Coast Rap All-Stars – We’re All in the Same Gang (EP 1990) Digital Underground – Glooty-Us-Maximum (Future Rhythm 1996) 2Pac – Ready for Wathever (Are U Still Down? 1997) Tha Dogg Pound – Let’s Playhouse (Dogg Food 1995) Too Short – Take my bitch (Gettin’ It 1996) Ice Cube / S.Mos – Today was a Good Day (Hip Hop and Jazz Mixed Up 2010) Funkdoobiest feat. B-Real – Wopbabalubop (EP 1993) Notorious BIG – Cali Hood (Kex Kruger Remix 2010)
Podcast toujours au même endroit, c'est dit sans vulgarité. Alors fais pas ta biatch et va télécharger, si si.
Un petit déboîtement du cou pour la route: Biggie - Cali Hood
Cela fait quelques temps maintenant que je suis (du verbe suivre) Damu The Fudgemunk, et ce grâce à ses albums Spare Time et Overtime gracieusement offerts en 2008. Pour la petite histoire, dans l'intro de Overtime, le producteur/rappeur de Washington prévenait modestement: "bon, voilà, c'est ma musique, c'est pas la plus dingue du monde mais bon, pas la pire non plus, hein?". S'ensuivait des instrumentaux qui avaient l'air de dormir au fond d'une malle depuis les années 90, avec le grain de la MPC et les samples soul caractéristiques de l'époque. Depuis, Damu a multiplié les projets, sans rien perdre de sa fraîcheur. Sa dernière livraison en date, Supply For Demand, ne fait pas dévier la ligne.
1. Radio Citizen – World (Hope and Despair 2010) 2. AMS – Amnesia Lane (Natural Self 2010) J’ai toujours rêvé de faire un beat avec ce sample d’Errol Garner. AMS, lui, l’a fait. 3. Nonameko – Full Moon (Goddess vol.1 2009) 4. Elaquent – So Far, So Good (Persona 2010) Album à télécharger sur le site bandcamp.com. 5. Applegreen – Hell Below (Record Theatre 2010) Idem. 6. Versis – Life Story (Ill Candescent 2010) 7. Quadron – Average Fruit (Quadron 2010) 8. Portico Quartet – Line (Isla 2010) Si vous suivez le blog, vous savez… 9. John Coltrane – Wise One (Crescent 1964) 10. Charles Mingus – Moves (Moves 1974) 11. The Don Rendell/Ian Carr Quintet – Shades of Blue (Shades of Blue 1964) Le Kind of Blue anglais. 12. Marius Cultier & Yves Marsile – Je Suis Amoureux (compilation Souvenirs du label Debs 2008)
Un extrait du très bon album Goddess vol.1: Nonameko - Full Moon
Vous vous souvenez du sketch des Inconnus sur le "bon" et le "mauvais" chasseur? Dans cette rubrique, on ne traque pas la galinette cendrée mais la boucle qui tue. Dans l'art de réinventer un sample, certains sont plus doués que d'autres dont nous tairons les noms.
Ecoutez donc l'intro de cette psychédélique ballade brésilienne, enregistrée à la fin des années 60:
O Terço - Adormeceu
Passé à la moulinette par Madlib (oui, je commence déjà à radoter), voilà le résultat:
Madvillain - Supervillain Theme
Fatalement, un instru de ce calibre ne peut demeurer longtemps intacte:
Dans son ouvrage de référence Sweet Soul Music, Peter Guralnick nous emmène dans le sud des Etats-Unis. On y croise les bâtisseurs du genre: James Brown, Solomon Burke, Aretha Franklin, Sam Cooke, le label Stax... Hi-Records a également droit au chapitre.
Son créateur Willie Mitchell s'est éteint en janvier dernier à Memphis, ville sur laquelle il avait posé son sceau, ou plutôt son "son" reconnaissable entre mille. Orgue, cuivres, violons, rythmique aussi métronomique qu'imparable, le producteur privilégiait la profondeur à l'effet de manche, la sobriété au clinquant sans lendemain. Al Green, Ann Peebles, Syl Johnson en récolteront les fruits.
Sans toutefois connaître un tel succès, le chanteur George Jackson n'est pas non plus reparti les mains vides. George Jackson - Aretha, Sing one for me
Presque trente ans plus tard, Ghostface Killah recycle la boucle sur "Supreme Clientele", l'un des meilleurs albums solo du Wu-Tang.
Ghostface Killah - Child's Play
En 2008, Cat Power s'en empare à son tour sur Jukebox, album où la chanteuse reprend également des classiques de Billie Holiday, Hank Williams, Bob Dylan ou Joni Mitchell. Le tout enregistré à Memphis.
Jay-Z a sorti son premier album en 1996 sur son propre label, pour finir boss de Def Jam une dizaine d'années plus tard. Jay-Z n'arrête pas de dire "cet album est mon dernier", mais le dernier en question fait un petit et l'histoire se répète. Pour moi ça sera le premier, point barre.
Jay-Z feat. The Notorious B.I.G. - Brooklyn's Finest
Les Ohio Players ont eux sorti un paquet de disques dans les années 70, avec des pochettes bien moites qui réservent souvent des surprises lorsqu'on les déplie. Leur musique est moite également, et la sueur ne résulte pas de la consommation d'une drogue. Encore que.
Pour ce soir, une intrusion (ou devrais-je dire introduction, vu le bonhomme) dans l'univers de Keith Matthew Thornton aka Kool Keith. Au menu: rap, sexe, conquête spaciale et délires farfelus.
1. Kool Keith & Godfather Don – I Was Forgotten (The Cenobites LP 1994) 2. Ultramagnetic Mc’s – New York What Is Funky (New York What Is Funky 1996) 3. Kool Keith – Wanna Be A Star ? (EP 1996) 4. Kool Keith feat. Kutmasta Kurt – You Know The Game (Sex Styles Unreleased Archives 2007) 5. Dr Dooom – Always Talkin On Your Ass (Dr Dooom 2 2008) 6. Dr Octagon feat. Q-Bert – Beat Witness Automator’s 2 Turntables and a Razorblade Re-Edit (EP 3000 1996) 7. Dr Octagon – Blue Flowers (Dr Octagonecologyst 1996) 8. Dr Dooom – Who Killed Dr Octagon? (First Come, First Served 1999) 9. Dr Dooom – I Followed You (Dr Dooom 2 2008) 10. Kool Keith – Livin’ Astro (Black Elvis/Lost in Space 1999) 11. Dr Dooom – Welfare Love (First Come, First Served 1999) 12. Kool Keith - Keep It Real...Represent (Sex Style 1997) 13. Kool Keith – Think You’re Sexy (The Lost Masters Vol.2 2005) 14. Kool Keith – Do You Masturbate? (Matthew 2000) 15. Kool Keith - Girls Would U F-ck Tonight (Spankmaster 2001) 16. Kool Keith feat. Roger Troutman – Master of the Game (Black Elvis/Lost in Space 1999)
Podcast ici. Un extrait non-représentatif ci-dessous: Kool Keith feat. Kutmasta Kurt – You Know The Game
Je crois que c'est d'abord la pochette. A l'époque, Crammed s'était payé un encart publicitaire dans l'Affiche, premier mensuel musical pour lequel j'ai témoigné de la fidélité. En soit, ce visuel ne voulait rien dire, ce qui rendait la question posée "It's not what you think it is !?!!" d'autant plus intrigante, tout comme cette ponctuation étrange. Tek 9, c'était Dego, soit la moitié de 4Hero en solo. Entre acid-jazz et hip-hop, la plupart du temps instrumental, l'album sonnait comme un hommage déguisé à la musique noire des années 70. Le disque bonus, intitulé "Breakin' Sound Barriers: the oldies but goodies 91-95", regroupait quant à lui inédits et remix, tendance drum'n'bass pour la plupart. Et puis ce titre hip-hop pour conclure, où l'on reconnait au premier abord les voix de Redman et surtout Dr Dre pour une saillie qui fleure bon le pacifisme: "Seems I got sweated by some nigga with a Tek 9" . Le fameux Tek 9 étant une arme à feu.
Tek 9 - Theme & F.U. (Points Proven remix)
On aura reconnu aussi un autre sample, également utilisé par d'autres rappeurs hardcore, ce coup-ci bien de chez nous puisqu'il s'agit de NTM. La production est signée Roy Ayers: Ethel Beatty - It's Your Love
On ne s'arrête pas là, puisqu'un jazzman se trouve mêlé à l'embrouille. C'est souvent le cas lorsqu'il s'agit de bon hip-hop...
Après le funk et la soul, le jazz est sans doute la source d'approvisionnement principale des producteurs de hip hop américain. Si dans l'immense majorité des cas, l'ascenseur ne fonctionne que dans un sens -les rappeurs n'utilisant qu'une boucle de quelques secondes- il est arrivé parfois qu'une véritable rencontre ait lieu.
La série The Hip Hop & Jazz Mixtape entend rendre compte de ces collaborations, et quand bien même ces dernières nous laisseraient un peu sur notre faim alors S.Mos -musicien et initiateur de cette collection- n'hésite pas à retravailler les titres, y incluant à l'occasion des solos de clavier bien sentis.
Sur ce dernier volet en date, on appréciera notamment:
Quasimoto meets Wes Montgomery & Jimmy Smith - Low Class Conspiracy (S.Mos Remix)
Thad Jones/Mel Lewis Jazz Orchestra meets US3 - Jive Samba (S.Mos Remix)
Un quatrième épisode est attendu pour refermer la série.
Cette semaine, on fouine aux rayons hip-hop/soul/jazz, avec une prédilection pour les 90's.
1. D’Angelo – Jonz In My Bonz (Brown Sugar 1995) 2. Quasimoto meets Wes Montgomery & Jimmy Smith – Low Class Conspiracy (S.Mos Remix) Disponible sur le Chapter 3 de la série The Hip Hop & Jazz Mixtape, fraîchement sortie. 3. Yah Supreme – Old & Wise (EP 1998) 4. Arrested Development – Kneelin’ At My Altar (Zingalamaduni 1994) 5. Urban Species feat. Imogen Heap – Blanket (Blanket 1998) 6. The Pharcyde – Splattitorium (Labcabincalifornia 1996) 7. Cody Chesnutt – Come Back Like Spring (2010)
8. Freestyle Fellowship – Park Bench People (Innercity Griots 1993) 9. Sweetback feat. Bahamadia – Au Natural (Sweetback 1996) 10. Jhelisa – Baby God (Galactica Rush 1994) 11. Bumcello – Lychee Queen (Lychee Queen 2008) 12. Me’Shell Ndegéocello – Make Me Wanna Holler (Peace Beyond Passion 1996)
Le podcast répond toujours présent ici. Une ritournelle acoustique ci-dessous:
Nettement moins subtil que la semaine dernière mais à coup sûr efficace sur les deux faces.
D'un côté, la divine Freda Payne qui fracasse cette boucle un brin psychédélique, sous les bons auspices de la dream team Holland-Dozier-Holland. Nous sommes alors en 1971.
Freda Payne - Unhooked Generation
Le temps passe vite, nous voilà en 1988. A peu de choses près, une année bien claquée pour la soul. Qu'importe, en soit l'époque n'est plus aux belles robes (en soie) mais aux gold chains. Arrive JVC Force. Normalement on l'écrit avec un point entre chaque lettre pour ne pas froisser les japonais, mais bon, nous sommes entre nous. Deux mcs que l'histoire a oublié, accompagnés du DJ Curt Cazal qui a su mieux tirer son épingle du jeu. Bref, inutile de tartiner trois plombes sur JVC Force: deux albums honorables mais surtout un son qui démonte, à tel point qu'il eût l'honneur de me servir de messagerie, fût un temps. JVC Force - Strong Island
Du retard dans le retour, puisque les lignes aériennes ont été maraboutées par une force de la nature. Que de perturbations, donc, sans compter que lundi dernier, c’est Guru qui s’est envolé.
Un hommage sur le pouce : pas d’extrait de sa célèbre série hip-hop-jazz-soul Jazzmatazz. Pas non plus de best of improvisé à travers les albums de Gangstarr, la mythique paire formée avec DJ Premier dès la fin des années 80. Tout simplement une sélection judicieusement intitulée The Years of Gangstarr, mixée par Primo lui-même, et enregistrée live sur la radio new-yorkaise Hot 97 le 25 décembre 1998. Clap Yo Handz ressort le cadeau de noël en forme de vinyl.
Enjoy Brooklyn's finest & RIP Guru.
Emission en podcast ici, CYHn°31. Et tant qu'on y est, ce classique avec Inspectah Deck.
Gangstarr - Above the Clouds (feat. Inspectah Deck)